Habitat – Chauffage – De quelles bûches je me chauffe …

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L’été a disparu, les peaux languissent du soleil, vive la douce chaleur des cheminées de nos ancêtres. Est-ce aussi simple ? Soyons directs et francs :  un feu en cheminée ouverte refroidit la maison . Son rendement très faible de l’ordre de 10% jette 90% du bois dans l’azur. Pire, la convection continue après le feu et la chaleur de la maison s’échappe. La trappe d’obturation en tôle non isolée n’empêchera pas un rendement global négatif sur l’hiver. Le rayonnement devant la cheminée ne change rien à l’affaire, le volume d’air énorme expulsé par le conduit se remplace par de l’air extérieur. Pour un ressenti de chaleur devant le feu, amélioré par la plaque de cheminée, le froid s’infiltre dans la maison. Le ressenti s’oppose très souvent aux réalités physiques…

Les anciens vivaient ainsi, trop chouette ! Oui ! mais les maisons sans chauffage étaient  à la température extérieure moyenne, l’entrée d’air frais ne changeait rien. Surtout, comparer 2 milliards d’habitants avec une population de 7,7 milliards dopée aux énergies fossiles n’a guère de sens.  Chouette ? 25 ans d’espérance de vie en moins, des rhumatismes à 50 ans, l’unique soupe dans l’unique marmite sur la crémaillère et encore, pas chez tout le monde, mais pas d’obèses, il est vrai. Casser la glace du matin dans le seau pour une toilette de chat, induisait d’énormes économies de savon et une distanciation sociale bienvenue. Plus tard la cuisinière s’impose, c’était en réalité un poêle à bois ou charbon de faible puissance aménagé pour cuisiner avec un rendement très correct. Dès que ces anciens ont pu mettre un poêle à bois, charbon ou fioul ils l’ont fait, étrange , non ?

Si vous avez une ouverture béante sur le toit pour évacuer les fumées, félicitations ! Vous habitez un tipi ! Si vous vivez dans une vraie maison d’époque avec cheminée à l’ancienne, alors il faut renoncer au chauffage. Mais pourquoi pas ? Amish ou bobos chacun choisit sa cohérence.

En revanche le chauffage bois bûches avec insert (moyen), poêle (bon) ou  chaudière bûche (très bon),  ne manque pas d’intérêt ! Renouvelable, le bois bûche exige cependant de grands soins. Une fumisterie d’au moins 5m réalisée par professionnel avec certification RGE Qualibois et assurance fumisterie.

Le bois doit être coupé fendu sous abri depuis deux années complètes, votre fournisseur stocke à l’extérieur moins d’un an et vous devez stocker vous même 2 années hors pluie,  soit un an d’avance et l’année en cours. Apprendre à bien chauffer le conduit de cheminée pour établir le tirage et éviter la condensation des goudrons avant de charger le bois.

Pas d’improvisations sur le stockage, sinon vous perdez 30% du bois par défaut de rendement. Eviter absolument les « bois ultra séchés » industriels qui auront consommé beaucoup d’énergie, des transports vers unité séchage, nombreuses manipulations, industrialisation inutile. De plus il reprendra vite son humidité naturelle  Il suffit de rester local et de laisser 2 ans, facile et moins cher.

Alors plus de feu de cheminée ? Dans un logement chauffé, clairement non ! En revanche une belle flambée d’automne pour cuire champignons et châtaignes, patates et oignons sous la cendre, il ne faut pas s’en priver. Mais en période de chauffage,  on ferme la trappe de cheminée  et on l’isole généreusement.

L’insert de bon rendement laisse la possibilité de s’ouvrir pour cuire ses gourmandises. Mais il suffit de toucher sa fonte froide le matin pour comprendre que vous avez là un radiateur inversé. Le rendement global sur l’hiver sera donc hasardeux, sauf s’il sert de chauffage principal. 

Dans ce cas il vaudrait mieux passer au poêle qui lui, vous fera économiser beaucoup de bois, émettra moins de particules, pourra chauffer longtemps la nuit, et redémarre très vite le matin. On choisit un poêle ou un insert selon la puissance demandée par la pièce et pas pour la taille des bûches. Des bûches de 30 cm en combustion soutenue valent mieux que du 50 cm en combustion ralentie, mauvais rendement car combustion incomplète, tirage trop faible par temps doux, encrassement conduit, goudrons, plus de cendres, que du bonheur ! Les rendements des constructeurs correspondent  au point de fonctionnement optimal du poêle dont on s’écarte rapidement dans la vraie vie.

Brûler du bois dans de mauvaises conditions reste un gaspillage d’énergie et  il faut vivre avec son temps, respectons un peu les chênes plus vieux que nous. Beaucoup d’esprits traînent encore dans le 20ème siècle alors que le 21ème a déjà 20 ans. Nous gérons mieux l’énergie avec l’isolation, alors une maison tipi, c’était pour les amérindiens dans leurs peaux de bison. Mais la nuit arrive, je rêve de l’âtre d’antan …

Homo CO2

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