Nature : Soleil et abeilles, du miel pour iel

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Sous la belle lumière du printemps l’abeille cherche le nectar dans la nature. Belle image mais fausse, la campagne forgée de notre main a remplacé la nature. Les plantes, paysages et ruches répondent à nos besoins, voire aux modes. Nous maîtrisons. Les abeilles veulent se nourrir et nous les affamons, les empoisonnons. Leurs yeux voient une féerie d’irisations en ultraviolet quand nous ne voyons même pas la fleur. Mais nous pouvons réduire la longue liste de difficultés.

Les abeilles sauvages pollinisent 90% de nos fruits, 75% des cultures, encore moins résilientes car sans miel, elles meurent l’hiver.  En nettoyant le jardin comme une moquette on supprime leurs larves, pas un fossé n’y échappe. Nous pensons miel, mais la silencieuse disparition des abeilles sauvages s’avère encore plus désastreuse pour nos fruits et la biodiversité en général.

Les insecticides et les frelons tuent en masse, mais l’insuffisante nourriture étagée dans la saison a fragilisé les petites bêtes et ferme tout espoir. Fatigue des distances à parcourir, étourdissement chimique, prédateurs, sécheresse, voici une vie compliquée. Les fleurs sauvages chez les autres, moi je veux du net ! Des brins verts coupés à 5,8 cm de hauteur sans mousse. Nos ancêtres rêvaient de bergères allongées sur la mousse ? Vite de l’anti-bergère. Vous avez dit traditions ?

Nous voulons les abeilles mais sans leur épicerie, pas de trèfle, pas de pissenlit.  Préférez-vous du miel importé coupé au sucre et autres gélatines ? Des millions d’années bruissantes d’oiseaux sans mangeoires, bien sûr que les graines de trèfle et de pissenlit nourrissent les oiseaux mieux que les boules suspendues l’hiver, un verdier n’est pas une poule.   Ainsi l’abeille domestique devient notre espèce amirale, on a l’ours blanc qu’on peut.

Mais bonne nouvelle ! Voici le moment de décider de l’endroit où vous laisserez pousser la pelouse, où les fleurs nourriront abeilles et oiseaux ensuite. Une généreuse portion du terrain, du beau, de la vie au soleil. Les graminées et légumineuses à maturité offriront aussi leurs graines aux oiseaux et à leur pied les caches discrètes pour les petits des abeilles sauvages et tant d’autres vies. Et pour quelle raison un talus doit-il être glabre ? Pour en augmenter l’érosion ?  Pour frimer du débroussailleur ? Agissez contre la dégradation des sols et pour l’inertie hydrique et maintenez un haut niveau de carbone dans le sol en laissant faire. La retenue d’eau des hautes herbes augmentera la quantité de nectar. Conservez votre énergie pour supprimer et faire supprimer les pesticides.

Les frelons asiatiques envahisseurs rompent l’équilibre millénaire du biotope et il faut agir.

Les experts piègent les reines en Février/Mars, intervenir dans la nature requiert de profondes connaissances. Les études scientifiques s’accordent sur le piégeage sec exclusivement autour des ruchers, période courte et surveillance quotidienne. Le prélèvement des particuliers avec les pièges d’amateurs s’avère plus destructeur que bénéfique. Ecoutons ceux qui savent et mesurent, pas le bon sens commun. Le frelon asiatique devient endémique et nous vivrons avec pour toujours. La meilleure défense des abeilles reste de bannir tous les insecticides et de restaurer leur garde-manger avec des plantes locales aux superbes couleurs en ultraviolet. Le beau jardin doit aussi être bon et refléter l’évolution millénaire locale. Laissez les plantes des ailleurs aux asservis des modes, aux mondialisés botaniques. Voyez plus loin, donc local.

Dans ce monde aux insectes faméliques, les frelons vont d’autant plus détruire l’abeille domestique qu’ils n’ont plus que celle-ci à manger. Si nos campagnes productives foisonnaient, la prédation se répartirait et cela soulagerait nos ouvrières. Votre cuillère à café de miel de 10g représente le travail de la vie complète de 2 à 3 abeilles et 400 000 fleurs visitées. Nous pensons que l’abeille nous l’offre ? Du calme… On les chaparde.

Donnons-leur un coup de vie. Laisser des bouts de nature libre ne coûte rien, et rend tous les services, nous voici dans l’urgence de ne rien faire.  Ah si ! Observez et identifiez ces petites bêtes avec vos enfants et petits-enfants dans votre bout de prairie foisonnante. Vous aurez la plus belle journée du monde. Si la dynamique du printemps vous pousse aux travaux, le potager vous attend, du vrai travail productif en bien-être et santé.

Homo CO2

Reboisement : Rêve végétal

Du haut de ce vallon ouvert du Quercy, Olivier Dubois regardait cette vingtaine d’arpents légués par son grand-père. Une terre

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