Retour aux sources d’un Noël Occitan

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Dans la tradition occitane, les festivités de Noël commençaient avant Noël avec la Sainte Barbe, martyre chrétienne du IIIe siècle. On semait du blé dans trois coupelles, symboles de la Trinité, le 4 décembre. Ces coupelles étaient ornées d’un ruban rouge et posées sur la table du repas de Noël. Si le blé poussait et germait bien, cela était signe de prospérité pour l’année suivante. D’où le proverbe suivant : « quand lo blat ven ben, tot ven ben » (lorsque le blé germe bien, tout vient bien).

Douze jours avant Noël, les cloches sonnaient pour annoncer l’arrivée de l’enfant Jésus. La mélodie et le rythme étaient différents d’un village à l’autre, y compris là où les clochers étaient automatisés. Le sonneur faisait chanter « lo nadalet » ou « las aubetas ».

Noël

Dans la tradition occitane, ni sapin, ni Père Noël. Le 24 décembre, on nettoyait les étables, en référence au lieu de naissance du Christ. On prenait une grosse souche que l’on mettait dans la cheminée à côté de « l’estofat » qui mijotait lentement. Cette bûche devait tenir au moins jusqu’au Jour de l’an et si possible jusqu’à l’Epiphanie. Les charbons de la bûche de Noël étaient protecteurs et apportaient la prospérité.

La messe de Noël se déroulait en occitan, on chantait notamment « Lo Nadal tindaire », chant du XVIIe siècle, très répandu dans le Tarn et Garonne. Puis, en rentrant on mangeait le repas qui avait mijoté dans la cheminée. Le repas pouvait également être simple mais il était agrémenté de quelques gourmandises : saucisse grillée, huitres, oranges et autres fruits.

Après Noël

Le lendemain de Noël, les coupelles de blé étaient déposées dans la crèche. Dans d’autres variantes, le blé était enterré ou brûlé dans la cheminée lorsque les festivités étaient achevées.

 Le jour de l’an, les enfants faisaient le tour des maisons pour quêter l’étrenne. On tirait les heurtoirs (tustets) la nuit afin de présenter les vœux. En contrepartie, une friandise ou une pièce était donnée.

Les six jours précédents le 1er janvier étaient appelés « Calendas », les six jours suivants « Recalendas ». Durant cette période, on devinait le temps qu’il ferait lors de l’année à venir.

Pour en savoir plus sur les collectages Al Canton, lire l’ouvrage : « Tarn et Garonne, histoire et traditions occitanes ».

Reboisement : Rêve végétal

Du haut de ce vallon ouvert du Quercy, Olivier Dubois regardait cette vingtaine d’arpents légués par son grand-père. Une terre

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