Tarn-et-Garonne : Réunion de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes

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La préfète de Tarn-et-Garonne, Chantal Mauchet a réuni l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes ce lundi 26 septembre 2022, en présence du Procureur de la République, des élus, des chef(fes) de service de l’État, responsables d’institutions publiques, directrices et directeurs d’associations, collaborateurs, membres de cette instance.

Cette réunion organisée après deux ans d’interruption avait pour objectif de faire un bilan de l’action gouvernementale et de prendre la mesure de l’état d’avancement de sa déclinaison territoriale et de formuler de nouvelles propositions d’amélioration.

L’égalité entre les femmes et les hommes est consacrée Grande Cause des deux quinquennats du président de la République

Créé en 2014 par les services de l’Etat, l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes, regroupe 67 membres institutionnels et associatifs. Il a permis l’émergence de groupes de travail, qui au fil des années, ont permis une meilleure structuration des réponses locales en matière de prévention et de lutte contre les violences notamment intrafamiliales.

La démarche du Grenelle sur les violences conjugales, initiée en septembre 2019 a permis une mobilisation générale de tous les ministères et les acteurs de l’État, en lien avec les associations et les collectivités.

En Tarn-et-Garonne pas moins de 10 réunions publiques regroupant élus, services de l’État, associations et population, ont permis de faire remonter les attentes du territoire. Les réponses ont été apportées au travers de 54 mesures du Grenelle autour de trois impératifs : libérer la parole, protéger les victimes et ne rien laisser passer.

Bilan chiffré du Grenelle des violences intrafamiliales en Tarn-et-Garonne

Aujourd’hui, trois ans plus tard, 46 des 54 mesures du Grenelle sont entrées en vigueur, pour que chaque victime puisse être protégée :

  • les horaires du 3919, numéro d’appel unique pour les victimes, ont été étendus autant qu’ils pouvaient l’être, c’est-à-dire 24h sur 24, 7 jours sur 7.
  • une plateforme de signalement en ligne a été lancée : des policiers et gendarmes, experts dans la lutte contre les violences, travaillant ensemble, accompagnent par « tchat » interposé des victimes et les guident vers leurs collègues de terrain,
  • à l’échelon territorial, les policiers et gendarmes ont bénéficié systématiquement de formations adaptées.

Pour mieux protéger les victimes :

  • les bracelets anti-rapprochement ont été déployés et augmentés dans le département,
  • le nombre de Téléphone Grave Danger déployés sur le département a également été augmenté,
  • les ordonnances de protection ont été renforcées,
  • des places d’hébergement d’urgence dédiées, répondant à un cahier des charges exigeant, ont été créées à raison de 1 000 par an au niveau national, pour atteindre l’objectif de 10 000 places fin 2022. Cet objectif est porté à 11 000 places fin 2023 avec la reconduction de la mesure pour la troisième année consécutive. Cela constitue une progression de plus de 80 % en nombre de places et un engagement financier de plus de 10 Millions d’euros par an.

Enfin, pour que chaque atteinte soit punie :

  • l’infraction d’outrage sexiste a été créée : elle devrait prochainement répondre à la qualification de délit,
  • des mesures ont été prises pour faciliter la prise de plainte en tous lieux à commencer par le secteur hospitalier,
  • un fichier de prévention des violences intrafamiliales ciblant les personnes mises en cause et condamnées est en cours de réalisation.

La lutte contre les violences faites aux femmes parmi les politiques prioritaires de l’État

Afin d’en assurer le suivi et de garantir que cette action donne des résultats, la lutte contre les violences faites aux femmes figure parmi les politiques prioritaires de l’État. et sera accompagnée d’efforts budgétaires et humains inédits.

Rappel des données en Tarn-et-Garonne :

  • 650 procédures ont été ouvertes en 2021, soit deux par jour par les policiers et les gendarmes
  • les forces de l’ordre interviennent 4 fois par jour, en moyenne sur des faits de violences intrafamiliales

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