Tarn & Garonne : Signature de la convention d’hébergement des victimes de violence

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La préfète de Tarn-et-Garonne a signé la convention d’hébergement des victimes de violence avec la communauté d’agglomération du Grand Montauban, le CCAS de la ville de Montauban, le Conseil Départemental, l’Union Départementale des Associations Familiales 82 et le Planning Familial. Offrir un hébergement aux victimes de violences est primordial : cette demande est très souvent la première urgence pour une victime. En Tarn-et-Garonne, un dispositif dédié combine des places d’hébergement d’urgence et des places au sein de logements temporaires. 10 places d’hébergement d’urgence sont réparties entre Montauban et Moissac et 18 logements temporaires sont ouverts sur l’ensemble du territoire départemental.

Depuis le 1er janvier 2022, la communauté d’agglomération du Grand Montauban a rejoint ce dispositif en mettant à disposition deux logements. Dans des conditions de sécurité, de confort et d’accompagnement renforcé, les victimes de violences intrafamiliales et leurs enfants pourront y entamer toutes les démarches nécessaires au démarrage d’une nouvelle vie. La convention signée en ce sens crée une dynamique territoriale autour de ces logements, regroupant des services sociaux (pour la domiciliation par exemple), les forces de l’ordre (pour la sécurité ou les nécessités de l’enquête) et les coordinatrices VIF qui poursuivent l’accompagnement de la victime et de ses enfants. Ce dispositif repose sur une charnière opérationnelle : l’Union Départementale des Associations Familiales du 82, qui gère pour le compte de l’État la très grande majorité des dispositifs de logement et notamment les mises à disposition des communes. L’UDAF est aussi investi sur le champ des violences puisque gestionnaire du dispositif de coordination VIF.

Éradiquer le fléau des violences

Dès 2017, le président de la République a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes, la grande cause de son quinquennat. Parce que l’égalité est impossible sans éradiquer le fléau des violences, le combat contre les violences sexistes en constitue le premier pilier. Parmi elles, les violences intra-familiales demeurent encore un fléau social. Le gouvernement a organisé une mobilisation sans précédent à l’occasion du Grenelle sur les violences conjugales lancé en septembre 2019, autour de 3 axes :

– prévenir,

– protéger et prendre en charge,

– punir et lutter contre la récidive.

Les mesures ambitieuses du Grenelle des violences conjugales sont aujourd’hui toutes engagées et s’appuient sur un effort budgétaire sans précédent qui s’est traduit par un doublement du financement de cette politique depuis 2017.

Parmi les mesures qui traduisent le mieux cet effort :

– plus de 3 000 téléphones grave danger ont été déployés sur un objectif de 5 000 pour fin 2022,

– 1000 bracelets anti-rapprochement ont été mis à la disposition des juridictions,

– 9 0 000 policiers et gendarmes ont reçu une formation pour un meilleur accueil et accompagnement des victimes,

– 2 centres de prise en charge des auteurs ont été créés par région,

– un objectif opérationnel de 600 postes d’ISCG (Intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie) en 2022,

– 3 000 places d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violences ont été créées ces 2 dernières années pour atteindre un objectif de 9 000 places pour 2022 .

Cette démarche partenariale traduit la responsabilité collective qui s’accompagne d’une obligation de résultat, individuelle et collective face à un phénomène qui, loin d’être marginal, s’illustre encore par des chiffres tristement connus :

➢ e n moyenne, 1 femme décède tous les 3 jours , victime de son conjoint ou de son ex- conjoint ;

➢ environ 219 000 femmes sont victimes , chaque année, de violences psychologiques, physiques ou sexuelles commises par le conjoint ou l’ex- conjoint ;

➢ moins d’une sur 5 déclare avoir déposé plainte.

Le département de Tarn-et-Garonne n’est pas épargné par ces violences intrafamiliales :

➢ un féminicide par an pour notre territoire pour les trois derniers exercices recensés par le ministère de l’Intérieur : 2018, 2019 et 2020 ;

➢ 500 victimes de violences intrafamiliales et leurs enfants prises en charge par les deux coordinatrices VIF placées en commissariats et gendarmeries en 2020 (hors prises en charges directes opérées par les associations spécialisées CIDFF82, Planning Familial, Espace et Vie …) ;

➢ 4 interventions Police Secours par jour pour des faits de violences intrafamiliales.

Aux côtés des services de l’État, le Grand Montauban illustre son implication dans le dispositif en étant signataire de cette convention.

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