Valence d’Agen : Les Tontons font leur cinéma, deuxième

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Après les débuts tonitruants d’une première séance culte avec « Les Tontons flingueurs », l’association « Les Tontons font leur cinéma » revient dans le même esprit ciné-club pour sa deuxième soirée. Un petit rappel de cet esprit là : un cinéma de qualité d’avant 1980, pour découvrir et redécouvrir des œuvres cinématographiques, échanger et débattre, le tout agrémenté d’une belle ambiance conviviale. Une bonne dizaine de séances prévues dans l’année le 3ème ou 4ème vendredi de chaque mois…

La règle du jeu ? Prendre une carte d’abonnement annuelle de 10 € qui permet un droit d’entrée de 2 € par séance tout compris (mais conditions habituelles du cinéma pour les non adhérents). Et si lors de la séance précédente, à cause du protocole lié à la pandémie, nous n’avons pas pu honorer l’accueil dînatoire prévu, nous comptons bien nous rattraper !

Alors ce vendredi 25 février dès 19h 30, rendez-vous au cinéma Apollo de Valence d’Agen pour une belle soirée ciné : une rencontre dînatoire pour la convivialité, une présentation du film pour un meilleur accès aux œuvres, et le grand film de la soirée, Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick.

Le propos ?

En 1916, un général français lance ses hommes dans une opération suicidaire. L’échec de la mission est ensuite mis sur le compte de la lâcheté des soldats. Les Sentiers de la gloire réalisé par Stanley Kubrick en 1957 évoque une des pages noires de la Première Guerre mondiale, celle de ces soldats accusés de désertion ou de désobéissance en présence de l’ennemi et « exécutés pour l’exemple » en présence de leurs camarades réunis. Le film de Kubrick est moins un « film de guerre » qu’un film contre la guerre, et même plus précisément un film contre l’armée, ce sur quoi la censure française ne s’était pas trompée (le film sortira en France 18 ans après sa sortie). Il s’agit de mettre en évidence des rapports sociaux profondément viciés, et la résistance pourtant vaine que leur offrira un individu, le colonel Dax.

Le film pensant la guerre n’est pas isolé dans l’œuvre de Kubrick. De Barry Lyndon (1975) à Full Metal Jacket (1987) en passant par Dr Folamour (1964) et, dans une certaine mesure, Spartacus (1960), ses films sont nombreux à mettre en scène des militaires. Quant à la violence en général, elle traverse toute son œuvre, Kubrick déployant une interrogation constante sur la mise en scène de cette violence (pensons à Orange mécanique comme à Eyes Wide Shut ).

Les Sentiers de la gloire , un des premiers films donc d’un immense réalisateur : à ne pas manquer !

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