Le billet d’humeur d’Homo CO2

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12 février : Journée internationale Charles Darwin

Le célèbre scientifique (1809- 1882) a théorisé l’évolution au moyen de la sélection naturelle. Les temps bibliques contredits par le temps profond en cours de découverte, la sélection naturelle devenait possible, rejetant le créationnisme de règle à l’époque. L’homme devient ainsi un animal comme les autres. Vous le savez bien nous passons notre temps à lutter contre nos instincts animaux, même ici il m’arrive d’ y céder.

Mais changer toute l’histoire humaine et celle des vivants suscite les réactions. Devant l’évidence les religieux ont dû fléchir. Pas totalement, il devait y avoir une intention, un but à tout cela. Poser l’homme comme aboutissement de toutes ces évolutions, ainsi on ne perd pas la face entre les preuves scientifiques et l’intention divine. Hélas, nous en sommes encore là et les mauvaises interprétations de la très solide théorie se perpétuent. Vous n’avez jamais entendu que c’est le plus fort qui résiste ? Nous descendons du singe ? Qu’une espèce se modifie intentionnellement pour s’adapter ? La science de l’évolution ne dit pas ça . Un fort devant un virus n’a pas les biceps de Rambo. Si on observe de près, on découvre tous les trésors de coopération, de mutualisation, d’aide, de stratégies complexes très éloignées de la simple alternative fort /faible. Nous voyons l’imbrication infinie des espèces entre elles, la coévolution plantes/ animaux, on ne finit pas de découvrir la complexité des interactions dans un écosystème.

Le vivant s’adapte aux nouvelles situations, sélection des caractères, évolution, interactions inter espèces apparaissent, disparaissent, les espèces elles même changent. Mais nous oublions toujours le paramètre temps, les millions d’années d’évolution du temps profond. Imaginons que ce soit une cicatrisation. Une petite plaie se guérit (pas toujours) et le corps continue sa vie. Mais si la fréquence des blessures ne laisse aucun temps de cicatrisation, alors la fin de l’écosystème devient inévitable. Nous tailladons à un rythme effréné la biosphère, le temps empêché de réparer par cette accélération. On sait qu’on peut enlever des briques d’un bâtiment sans qu’il tombe, mais on sait aussi qu’il s’affaissera sans prévenir. Comme tous les systèmes complexes la résistance n’est pas linéaire. Le bâtiment ne diminue pas de hauteur à chaque brique enlevée, on a une forte résilience au début suivie d’un effondrement brutal et irréversible à un moment inconnu. Nous n’aurons jamais accès à une description complète des interactions d’un écosystème, dit autrement, nous ne voyons même pas le bâtiment mais nous enlevons les briques de vie des bactéries à l’éléphant. L’ interdépendance générale traite les vivants en égalité.

Nous savons tout cela, mais notre ego pose toujours l’homme au centre, comme indépendant de ces interactions. Nous avons la puissance monstrueuse d’enlever chaque jour des briques et de ronger les autres sans conscience de notre place dans la biosphère. Nous ne sommes pas des êtres hors sol, la vie hors la vie n’existe pas. Il suffit de regarder pour voir ces merveilles de liens et d’échanges entre les vivants. Toutes les espèces interagissent se déplacent, l’emportent ou reculent par rapport aux autres. Mais sur des échelles de temps considérables et nous avons aboli ce temps. Je sais bien que cette approche dérange, elle questionne tout de notre civilisation, mais dénier ou accepter ? Le grand paradoxe pour nous c’est qu’il faut ne plus agir. Laisser évoluer sans interférer viole notre nature de toujours vouloir maîtriser. Apprendre les non-actions. On veut bien d’une forêt, mais enlevons cet arbre mort. Tondre cette pelouse ou ce talus, oui il le faut. Qu’importe s’il retiendra moins les averses et qu’il séchera plus vite avec moins de vie, pas d’herbe qui dépasse ! C’est mon talus à moi, j’y planterai de l’exotique incongru pour les oiseaux de la colline, sus aux chardons. Multiplions par 7 milliards de talus pour voir. Si je pouvais semer les papillons de mon choix je le ferais. Le 12 février l’occasion d’y penser !

Le billet d’humeur d’Homo CO2

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