Le billet d’humeur d’Homo CO2 : Les beaux yeux verts (de la communication)

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Vivre dans les couleurs, toutes les couleurs, en campagne surtout du vert. La terre verte, les déserts jaunes et blancs, la mer bleue. On nous parle du vert jamais du bleu, pourtant notre planète rayonne de bleu. Adolescent je tombe sur une revue « moto verte ». Je cherchais le vert entre le cambouis et la boue. Quand au bruit assourdissant il s’en fallut de peu que lui aussi ne fut vert. Exister en pétaradant, attention l’homme sage arrive ! L’ensemble de tous les systèmes auditifs sensibles construits par l’évolution passé au rebut par l’homme pétaradant. Un seul homme (ou femme) détruit instantanément des km carrés de communication subtile. Emporté par son élan il pétarade de plaisir en ULM pour mieux assommer de décibels la campagne et même les fonds marins car l’eau incompressible n’amortit pas les éructations du Jodel asthmatique. Mais cela n’était que la première vaguelette du raz de marée. Un parti ? Vert. De l’électricité ? Verte. Voitures? Vertes. Des avions ? Verts ! Une lessive ? Verte ! Une entreprise ? Verte. De l’hydrogène ? Vert. Tout devient vert . Fin de la discussion, on est vert on vous dit ! Notre entreprise montre les meilleures intentions écologiques « possibles » ! Cependant l’empreinte environnementale mesurée augmente, curieux, non ?

L’adjectif devient argument. Affirmer «vert», pas besoin de chiffres, de preuves, de raisonnement, d’un référentiel quelconque, d’une gradation, nous sommes verts ! Pourquoi ? mais enfin c’est évident : On vous le dit ! Suis-je obligé de vous croire sur votre bonne mine ? Couper toute contradiction, comment s’opposer à la vertu ? Aucun critère, aucun chiffre, de l’idéologie pure, pas de justification, de comparaison. Chacun crée sa route sur ce boulevard des croyances loin de la mesure de sa propre empreinte, l’occasion facile de fustiger les « autres ».

Alors quoi ? Tu ne veux pas d’une bonne intention ? Eh bien non cela ne veut rien dire. Avec une bonne intention je fais un potager bio en allant en SUV chercher du terreau en sac plastique à 10 km laissant derrière moi 4 kg de CO2 pour 10 000 ans et du plastique solide pour au moins autant de temps, sans savoir si je vais amortir cet investissement en CO2 fossile. Je peux aimer les animaux en nourrissant le mien avec les protéines issues de la déforestation amazonienne. Vous en avez soupé du capital et de l’argent roi ? Chiche ! Comptez en CO2, dépensez en CO2 et progressez.

Au moment où tous les indicateurs passent au rouge un grand nombre croit que tout cela va s’arranger, confondant une prise de conscience et les actions réelles. Il va falloir sortir la calculatrice pour ne plus tomber dans les pièges tendus par les meilleures intentions. Renouvelable, recyclable, activité responsable, flexitarien, amour des animaux, respect de l’environnement, autant de mots creux et piégeux qui n’engagent en rien, ne mesurent rien, chacun s’y vautre. Un végétarien affiche les règles précises, une vraie cohérence, alors qu’ une agriculture traditionnelle fait passer sur le dos d’une tradition une mécanisation et une chimie apparues récemment. A chaque fois que vous entendez le mot tradition demandez vous à quelle période du passé on se réfère. Quelle date ? Vous verrez que la photo d’une tradition ne traduit pas le film de l’histoire. Juste la photo du moment qui favorise l’argument, mais le film raconte toujours une autre réalité. Ah ce bon vieux temps ou on mourrait 30 ans plus tôt. Dans ce brouillard on croit que ​l’homme a inventé le feu, alors que sa maîtrise précède de 200 000 ans l’émergence d’homo sapiens.

La nouvelle gestion de notre environnement passe par la grande bataille du changement culturel. Alors les mots, les chiffres et les valeurs doivent se compléter, un mot sans signification précise doit disparaître des sujets environnementaux. Le rédacteur qui utilise le « vert » devient complice d’une communication vide. Accepter de parler d’une agriculture responsable relève de la même culpabilité. Si on parle d’agriculture biologique on entre dans un label, avec ses règles et ses contrôles, même si imparfaite, on sait au moins de quoi on parle. Pour l’agroforesterie, la permaculture, nous voyons bien le réel mis en œuvre. Une agriculture qui fait « au mieux » et se dit responsable n’a qu’un seul sens, celui de vos croyances, alors que le juge de paix demande les tonnes de chimie ou de CO2 évitées par une pratique. Nous moquons la danse de la pluie des amérindiens, mais nous installons des canons anti-grêle aussi efficaces que la prière du dimanche. Eux au moins ne se font pas escroquer.

Dans un moment ou l’on crée de la monnaie comme on respire, où l’état s’endette sans n’avoir aucune idée de l’atterrissage, on infuse l’idée que les valeurs physiques se négocient. Il ne s’agit pas là d’une convention politique comme une autre, au delà de 50 °C un vivant, humain ou arbre, meurt. Pas de vote à l’assemblée possible pour l’éviter. Nous pouvons annuler une dette mais pas le CO2 fossile. La bonne intention est au climat ce que le virtuel est à la réalité. Restons sur la terre verte déjà rognée par le jaune des déserts.

Les médias chassent les fautes d’orthographe mais ne vérifient pas les affirmations vertes, pourtant des publications existent et on peut le faire, un nouveau dictionnaire obligatoire. Que diriez vous d’un journal renonçant à la syntaxe ? Et vous ne diriez rien quand on parle de bonne conscience verte ? Mais ne pas nommer, quantifier et se contenter d’invoquer garantit l’errance environnementale du citoyen.

Pourquoi toujours des phrases vides de science ?

l’homme a inventé le feu, alors que sa maîtrise précède de 200 000 ans l’émergence d’homo sapiens. La nouvelle gestion de notre environnement passe par la grande bataille du changement culturel. Alors les mots, les chiffres et les valeurs doivent se compléter, un mot sans signification précise doit disparaître des sujets environnementaux. Le rédacteur qui utilise le « vert » devient complice d’une communication vide. Accepter de parler d’une agriculture responsable relève de la même culpabilité. Si on parle d’agriculture biologique on entre dans un label, avec ses règles et ses contrôles, même si imparfaite, on sait au moins de quoi on parle. Pour l’agroforesterie, la permaculture, nous voyons bien le réel mis en œuvre. Une agriculture qui fait « au mieux » et se dit responsable n’a qu’un seul sens, celui de vos croyances, alors que le juge de paix demande les tonnes de chimie ou de CO2 évitées par une pratique. Nous moquons la danse de la pluie des amérindiens, mais nous installons des canons anti-grêle aussi efficaces que la prière du dimanche. Eux au moins ne se font pas escroquer. Dans un moment ou l’on crée de la monnaie comme on respire, où l’état s’endette sans n’avoir aucune idée de l’atterrissage, on infuse l’idée que les valeurs physiques se négocient. Il ne s’agit pas là d’une convention politique comme une autre, au delà de 50 °C un vivant, humain ou arbre, meurt. Pas de vote à l’assemblée possible pour l’éviter. Nous pouvons annuler une dette mais pas le CO2 fossile. La bonne intention est au climat ce que le virtuel est à la réalité. Restons sur la terre verte déjà rognée par le jaune des déserts. Les médias chassent les fautes d’orthographe mais ne vérifient pas les affirmations vertes, pourtant des publications existent et on peut le faire, un nouveau dictionnaire obligatoire. Que diriez vous d’un journal renonçant à la syntaxe ? Et vous ne diriez rien quand on parle de bonne conscience verte ? Mais ne pas nommer, quantifier et se contenter d’invoquer garantit l’errance environnementale du citoyen. Pourquoi toujours des phrases vides de science

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