Costas : commune de Gasques

Le Riverain - Costas : commune de Gasques
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Comment vit-on à Gasques dans les années 1800 ?

Situé à moins de 2 km de Gasques, un groupement de quatre fermes où la population vit essentiellement des produits du sol. Les terres du coteau ne sont pas si riches que les terres d’alluvions de la vallée de la Garonne. On cultive surtout de la vigne, du blé, des arbres fruitiers, du chanvre, des légumes, du millet… On élève des volailles, des porcs que l’on engraisse. L’artisanat et la petite industrie transforment les produits du sol :

-les distilleries pour les eaux de vie,

-les prunes sont séchées et expédiées,

-les foies de canard et d’oie sont transformés en pâtés (très recherchés),

-les corderies, les manufactures de toile sont liées aux productions de graines, de chanvre, de liège,

-les minoteries, les moulins à eau, à vent.

Tous ces produits sont écoulés vers la riche et active ville de Valence desservie par le chemin de fer dès 1856.

Jean et Catherine Faurestiè

Jean est né à Beauville, le 27 janvier 1822 et Catherine naît à Tayac le 21 janvier 1830. Le 21 janvier 1846, ils se marient et quittent le foyer des parents. Ils se rendent au lieu-dit « Costas », territoire de Gasques.

Jean devient métayer et exploite une ferme de 10 hectares environ, pendant plus de 20 ans. A l’occasion, il tresse des cordes. Quant à Catherine, elle devient aide ménagère.

Puis, ils quittent Costas pour s’installer et exploiter une très belle ferme de 30 hectares au lieu-dit « Migane », territoire de Castelsagrat. Il travaille pour le compte de la commune qui a reçu cette exploitation en donation en l’an 1856 de Mlle Philipine De Sevin.

Jean amassa une petite fortune lui permettant d’acheter en 1870 un terrain où il construit sa maison, une des plus belles de Castelsagrat.

Le 27 septembre 1875, Catherine décède de la rage, mordue par un chien. Elle a 45 ans. A l’époque, c’est une maladie incurable. Jean quitte Migane avec Marguerite, sa fille de 3 ans pour rejoindre la propriété de sa fille aînée et de son époux Marc Louda, au lieu-dit « La font de Lanis ». A 89 ans, Jean meurt le 26 septembre 1911.

De cette union, naissent 7 enfants, dont Jeanne.

Le chemin de Jeanne Faurestié

En 1849, le 22 février naît Jeanne, deuxième enfant de Jean et Catherine. Elle ne reste pas longtemps à Costas. Dans sa onzième année, elle entre au couvent de Feugarolles.

Le 17 octobre 1863, Jeanne prend l’habit religieux et prononce ses premiers vœux le 30 septembre 1867. Elle prend le nom de Sœur Candide, sous la congrégation des filles de Saint-Anne fondée par Mlle D’Imbert, avec l’approbation de Monseigneur Jacoupy, pour les soins des pauvres, des malades et l’instruction des jeunes filles.

De 1863 à 1870, elle est institutrice adjointe à Saramon, Buzet et Aubiac. En 1871, elle obtient son brevet de capacité. De ce fait, elle est institutrice à Buzet de 1873 à 1880.

Pour des raisons de santé, elle regagne son domicile en 1880.

Jusqu’en 1888, elle dirige l’hôpital de Valence, ensuite, elle prend la direction de l’hôpital des enfants tuberculeux d’Ormesson, dans le Loiret. Elle obtient la médaille de la Légion d’Honneur le 26 janvier 1901.

De 1902 à 1909, elle achète des biens religieux pour fonder : un sanatorium, des maisons hospitalières. Elle reçoit la médaille de la Croix de l’Ordre du Christ du Portugal en 1903.

Durant la première guerre mondiale, elle devient infirmière. De 1928 à 1934, elle est recueillie par une nièce. Elle décède à l’âge de 87 ans en 1935, au couvent des Franciscaines, du port de Condrieu dans le Rhône.

Une très belle histoire que celle de Sœur Candide Révérente. Elle m’inspire le bonheur dans le malheur.

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