L’origine de « L’été de la Saint-Martin »

Le Riverain - L’origine de « L’été de la Saint-Martin »
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Les parents de Martin étaient païens, d’origine mi-slave, mi-celtique. Il naquit en 317 dans une province romaine d’Europe centrale : la Pannonie (une partie de la Hongrie actuelle). C’est à Pavie, au sud de Milan (Italie) que le jeune Martin reçut ses premières éducations. A dix-huit ans, il décida de se faire baptiser.  Ce fut un perpétuel migrant comme tant de nos contemporains. Il  le fut essentiellement pour des raisons professionnelles. Il introduisit le monachisme en Gaule, en s’ancrant autour de la Loire. Il fut enrôlé dans la légion romaine et participa à la campagne contre les Alamans sur le Rhin. Quittant l’armée, il créa un monastère d’ermites, lieu de l’activité d’évangélisation qu’il exercera pendant 10 ans. Il fut nommé évêque en 371. Il s’établit dans un nouvel ermitage, à Marmoutier, ayant pour règles la pauvreté, la mortification et la prière. Il mourut à Candes le 8 novembre 397. Sa dépouille fut subtilisée et menée en gabarre sur la Loire jusqu’à Tours où il fut enterré le 11 novembre.

La postérité

A l’Antiquité, on parle déjà de la fête de la Saint-Martin, traditionnellement fixée au 11 novembre, le jour de sa mise au tombeau. La légende veut que les fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint-Martin », une période de redoux,  occasionnée par des vents du Sud-Ouest qui touchent la France autour du 11 novembre.

Au 5e siècle, le tombeau de l’Evêque de Tours deviendra le sanctuaire « national » des Mérovingiens.

En 1922, le 11 novembre deviendra le jour de l’Armistice de la 1ere Guerre Mondiale (1914-1918). Ce sera un jour férié, donnant lieu aux rassemblements autour des monuments aux morts de France. Cette journée de commémoration fut ordonnée par Alexandre Millerand, président de la 3e République de 1920 à 1924.

Jadis, la fête de la Saint-Martin faisait date pour la location des valets dans les fermes. La location de la terre agricole (le fermage) au fermier a toujours lieu à la saison de l’été de la Saint-Martin : c’est-à-dire entre la fin des récoltes de l’année écoulée et les semailles de l’année suivante.

Après les vendanges, « faire Saint-Martin » signifiait boucher les tonneaux. A cette occasion, on montait à califourchon sur les fûts pour goûter le vin nouveau avec un chalumeau appelé « petit tuyau », permettant d’aspirer le vin.

En Gascogne, à Lectoure Lactora occit (dans le Gers) aura lieu la 36e foire-expo de la Saint-Martin, du 9 au 11 novembre 2018. Elle attire chaque année plus de 30 000 visiteurs. Ce sont près de 200 exposants : matériels agricoles et automobiles, artisans, commerçants, associations, ventes de produits régionaux. Une fête traditionnelle, conviviale et fédératrice qui conserve  un peu de notre patrimoine historique et culturel.

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