Malause (Malauza en occitan) – Partie 1/2

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Située dans la vallée de Garonne et la route nationale 813 ; entre Valence et Moissac, dans le Causse du Quercy, en pays de Serres.

Une Malauzia ou Malautia, c’est à dire une « Maladrerie » est, au moyen-âge, un hôpital spécialisé dans les soins aux lépreux et, c’est probablement de là que provient le nom de Malause. Cet établissement a disparu depuis longtemps : peut-être faut-il y voir quelques souvenirs, dans cette fontaine voûtée d’ogives, qui se trouve dans le vallon de Saudèze, au lieu-dit Brétounel.

Aux origines les plus lointaines du lieu, on découvre une certaine abondance de témoignages matériels, remontant à l’Antiquité. Sur quelques-uns de ces sites, plusieurs églises s’installent, dont nous allons parler dans notre prochain numéro.

Les principaux seigneurs de Malause sont les Dufort, seigneurs de Clermont Soubiran, dans les années 1200/1300 ; les abbés de Moissac. Ils en partagent les revenus avec les Fumel. Dans les années 1400, les Balzac d’Entragues. En l’an 1461, le comte Jean d’Armagnac nomma Antoine de Beaufort, seigneur de Lespaire en Quercy, capitaine du château de Malause.

En l’an 1473, Louis XI, roi de France, donne la châtellenie de Malause à Robert de Balzac d’Entragues, l’un des lieutenants du Cardinal d’Albi puis les Bourbons. La terre est érigée en marquisat pour Henri II de Bourbon, en l’an 1612.

Du château, il ne reste que quelques traces. De nos jours, le lieu appartient au domaine privé. Route du phare, on y découvre le phare de l’aéropostale « pour le courrier », qui desservait la ligne Bordeaux-Toulouse. Il fonctionne jusque dans les années 1920. Pierre-Georges Latécoère, né à Bagnères de Bigorre le 25 août 1883, en fut le créateur.

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