Mansonville (Mansonvila en occitan) – Partie 1/2

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Située en Gascogne, au milieu des formes arrondies des coteaux qui longent l’Arratz. Mansonville occupe une position dominante, dues à ses origines médiévales.

Comme on le remarque tout au long de la vallée, des colons s’installent à l’époque gallo-romaine.  Ils choisissent un versant bien exposé, à l’ouest, au lieu-dit : Roque Toupie, pour y implanter la villa « domaine agricole » du propriétaire, qui devait s’étendre pour l’essentiel, dans la vallée.

Le nom de Mansonville indique clairement la présence d’un autre domaine, détenu par un personnage germanique : Manzo ou Ménizo. Alors, où était le cœur de ce nouvel ensemble que la villa antique ? L’emplacement du village ? A Grézas ?

Mansonville peut avoir été un relais sur la voie romaine de Toulouse à Bordeaux, par Lectoure.  On y découvre des vestiges gallo-romains et des objets de l’époque mérovingienne, qui attestent de l’existence d’un cimetière et d’une église. Une muraille est construite et l’on compléta la défense par une forteresse située à l’ouest, près de la porte fortifiée. Elle disparaît à la Révolution française.

Qui fonda l’église de Mansonville ?

Faute de documents écrits, nul ne le saura jamais. Toutefois, elle peut être associée à un château. Autour de cet endroit, les maisons du village s’agglomèrent et, peu à peu forment un Castrum. Le château disparaît, reste l’église, reconstruite vers les années 1100, par l’Abbaye de Moissac qui en était propriétaire depuis l’an 1062. Elle passe ensuite au chapitre de Lectoure. Les évêques de Lectoure y ont une maison de campagne, pour surveiller les propriétés qu’ils avaient dans les environs.

En l’an 1274, le Roi d’Angleterre, Edouard 1er, duc d’Aquitaine, Seigneur d’Irlande, fait l’acquisition d’une partie de la juridiction de Mansonville et, y établit une administration seigneuriale, en l’an 1289.

L’église actuelle est classée aux monuments historiques de France, par arrêté du 5 avril 1979. Elle est dédiée à Saint Saturnin, 1er évêque de Toulouse, martyr, qui meurt en l’an 250. Elle se compose de plusieurs parties de styles différents. La nef, composée de trois travées, a été en grande partie refaite dans les années 1400. Celle de droite, en l’an 1642, dédiée à Saint Roch ; celle de gauche, où se trouve la base d’une tourelle cylindrique dite, tour Sainte Barbe, où un escalier à vis en partie conservé, conduisait autrefois, à un clocher aujourd’hui disparu, sans doute roman. Le clocher actuel, est un clocher-mur, refait dans les années 1800. La voûte d’ogives n’a été remontée qu’en l’an 1869. Le mobilier conserve une statue de Saint Roch en bois doré des années 1600 et un bénitier des années 1700.

L’abbé Pichounel, transféré à Roquecor en l’an 1965 est le dernier prêtre résidant. Une école communale fut ouverte dès 1830. Puis, les sœurs de la Sainte Famille de Villefranche de Rouergue, fondèrent une école de filles en l’an 1850.

Mansonville connaît une vie économique assez intense avec, ses marchés et ses foires, favorisés par le passage des voies antiques.

Les peupleraies

Le peuplier est de la famille des salicacées. C’est un arbre assez répandu et sa silhouette nous est familière. Il

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