Perville (Pervila en occitan)

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Situé dans le Causse du Quercy en pays de Serre, sa limite est dessinée par la Séoune qui la sépare de Saint Maurin, importante Abbaye Bénédictine, dont les possessions s’étendent dans toute la région, des confins entre Agenais et Quercy.

Il apparaît dans les textes au milieu des années 1200, sous la forme de Prévervilla et Prever de Presbyter « le Prêtre ». Un laïque portât-t-il ce patronyme ou, était-ce un véritable prêtre ? Ce qui n’est pas invraisemblable. Quel qu’il fut, cet homme posséda une exploitation rurale, sans doute dans la suite de la Villa Antique « domaine agricole » repéré aux environs de Cazeneuve. Ainsi, Presbyter Villa qui signifie le « domaine de Presbytère » donna-t-il : Perville ? L’église est construite dans ses dépendances et, une paroisse se forme mais, elle ne fut pas la seule.

D’éventuelles traces de l’Antiquité sont apparues. D’abord dans la vallée de la Séoune à Ferrussac. Ce lieu est aujourd’hui du côté de Saint Maurin « Lot et Garonne » mais, à l’époque gallo romaine, un dénommé Ferrucius a sa villa et, devient aussi le centre d’une paroisse un peu plus tard. L’église est construite dans ses dépendances.

Le second site antique semble être du côté de Cazeneuve : l’origine remonte au Moyen Age, avant l’an 1000. Puis près de Flottes : un cimetière et des fondations ont été découverts dans les années 1800. On suppose qu’il s’agit de l’église paroissiale de Garganbila, disparue dans les années 1000 ou 1500, dont le nom est exactement semblable à celui de la commune de Garganvillar et remonte comme lui au Moyen-âge. Enfin, Lagarde : est aussi une paroisse. Un hameau autonome rattaché à une petite seigneurie appelée : Salledebru, commandé depuis le château du Sap : vassal de la Baronnie de Clermont-Dessus. De ce fait, en l’an 1789, Lagarde devient commune, mais trop petite et pas assez peuplée, elle est donc intégrée à Perville en 1819.

Son église dédiée à Saint Jean -Baptiste « cousin de Jésus », devient chef-lieu de paroisse, puis annexe de Perville à partir des années 1800. Cette église, abandonnée ainsi que son cimetière , vers les années 1825, tombe en ruine. Il ne reste plus que les murs lorsqu’elle est démolie en l’an 1835. Les matériaux servent à réparer les églises de Perville, notamment le clocher.

Toutes ces églises ont disparu et, les territoires se fondent dans ceux de Perville, Saint-Maurin, Montjoi et Castelsagrat.

Le chevalier Roquebiard laisse son nom au lieu-dit situé dans la commune de Perville.  Il est nommé parmi les chevaliers qui concèdent en l’an 1262 des coutumes aux habitants de Clermont-Soubiran.

La seigneurie de Perville dépend en grande partie de la famille Durfort, baronnie de Clermont-Soubiran comme tous les environs.

La paroisse de Perville fait partie de celles que cède Philippe le Bel, roi de France, à Edouard 1er, roi d’Angleterre en l’an 1287. Mais, reste au bénéfice de l’Abbaye de Saint-Maurin qui , en exerce les droits de patronage jusqu’à la Révolution française.

L’église appartient au diocèse de Cahors, placée sous le vocable de la Nativité de Notre-Dame qui existe depuis longtemps.

La guerre de 100 ans occasionne son abandon et sa ruine. Reconstruite à la fin des années 1400, elle est à peu près telle qu’on la voit de nos jours. La voûte : démolie lors des guerres de religion, est reconstruite en l’an 1874. Le mur de façade occidentale est rebâti dans les années 1800 et, est surmonté d’un clocher-mur à trois arcades où se loge une cloche offerte par les moines bénédictins de l’Abbaye de Saint-Maurin en l’an 1684.

Le dernier prêtre résident : l’abbé Capdordy qui partira pour le diocèse de Nice en l’an 1947.

Dans les années 1900, il y a une école mixte. Elle ferme ses portes avec Madame Fourcade en l’an 1986. Le foyer des jeunes et un logement ont remplacé le bâtiment scolaire.

De nos jours

L’église, la mairie, le monument aux morts, la salle des fêtes et ses espaces verts embellissent le village… qui, actuellement prend de l’ampleur grâce à la création d’un lotissement. Voilà à quoi se résume le village de Perville.

A découvrir : sa belle randonnée qui suit le trajet d’anciens territoires cités. Elle permet d’écouter le chant des oiseaux et de l’eau… sentir le parfum de sa flore suivant les saisons.

La commune de Perville est réunie à la Communauté des Communes des deux rives de Valence.

Personnalité

Le général Guillaume, Léonard, Sarrazin de Bellecombe : né à Perville en l’an 1728 au lieu-dit Bellecombe où il laisse son nom.

A 19 ans il s’engage dans le régiment Royal Roussillon et progresse très rapidement dans la hiérarchie militaire. Capitaine au Régiment de Pentièvre en l’an 1761. Il commande alors successivement à Terre Neuve, à la Martinique et à l’Ile Bourbon. Général de brigade en l’an 1770, il assure le commandement général des troupes de l’Inde. Gouverneur de Pondichéry, il résiste victorieusement au siège des quarante jours, mené par les anglais en l’an 1778. Nommé en l’an 1779 gouverneur de Saint Domingue « Ahïti » où il reste jusqu’en 1785. Plusieurs fois blessé pendant sa glorieuse carrière, il s’installe à Montauban où il meurt le 19 Février 1792. Il était Grand Croix de l’Ordre Royal de Saint-Louis « 1783 ».

Il aurait été l’introducteur de la culture de l’olivier dans les colonies françaises.

Sa fille, Elisabeth, épouse le Docteur Armand Moulenq, membre de l’Assemblée de District de Valence et maire de cette bastide en l’an 1790 et 1810.

Un magnifique portrait du Général Guillaume de Bellecombe est exposé à la mairie de Valence, dans la salle de réunion du Conseil Municipal.

Le Riverain - Donzac

Donzac

Situé en Gascogne, à la pointe occidentale du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne : Causse du Quercy en Pays de Serres. Donzac

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