Saint-Cirice (Sent Cirici en occitan)

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Situé en Gascogne, dans la vallée de l’Arratz en Tarn et Garonne. Fait rare en Lomagne mais, pas dans le Tarn-et-Garonne, Saint-Cirice ne possède aucune agglomération, c’est de la manière classique, par la construction d’une église et la formation de sa paroisse que le futur territoire communal voit le jour. L’emplacement de l’édifice au pied du coteau de la vallée de l’Arratz, à l’issue d’un petit val où coule un modeste ruisseau, fait supposer une origine précoce, sans doute de l’époque carolingienne.

Elle est appelée dans les anciens documents, Saint Cirice de Berzac « déformé parfois en Brezac ou même Brassac », du nom des seigneurs de la contrée qui lui firent des dons.

Ou, peut-être, d’abord celui du lieu, dérivé d’un nom ou surnom d’une personne du haut-moyen-âge. Berzac vient du nom d’un domaine gallo-romain, Berciacum, du nom d’un homme, Beritus du Gaulois Bérius, seigneur des années 1100-1200.

Peut-être, faut-il mettre l’apparition d’une paroisse à cet endroit en relation avec la naissance du village voisin, Saint Antoine de Pont d’Arratz dans le Gers, point de passage important sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle « GR65 », pour les pèlerins venus de France et d’ailleurs.

En tous les cas, l’apparition de Saint-Cirice doit se comprendre dans le cadre de l’ouverture des terres à l’agriculture même si, la conquête des espaces défrichés sur les coteaux en direction de l’ouest, ne fut pas complète, comme en témoignent les étendues de la commune.

Elle tire sa prospérité des cultures, de la vigne et des arbres fruitiers.

Début des années 1500, il semble qu’une agglomération villageoise existe au lieu-dit, Carnaule, sur le plateau. Le site est brûlé par les protestants et la population revient dans la plaine, autour de l’église.

Son moulin à vent, était situé entre Carnaule et Rebec. De nos jours il n’en reste ni traces, ni souvenirs.

En novembre 1808, Napoléon 1er soustrait Saint-Cirice au Gers pour former une partie du Tarn-et-Garonne. Après la guerre de 1870, le village se développe. En 1900 il y a même deux cafés… Le monde rural est très actif, en l’an 1950 le moulin de l’Arratz fonctionne…

Intéressons-nous à l’église

L’église est mentionnée pour la première fois en l’an 1080, parmi celles du diocèse de Lectoure. Elle releva d’abord de l’Abbaye de Marcilhac dans le Lot puis, en partie de celle de Grand-Selve dans le Tarn et Garonne qui y possède des terres et exerce peut-être le droit de patronage.

Elle est dédiée au jeune martyr de Tarse Quiricus : traduit par Cyr, en français dont nous allons parler.

Cet édifice, d’origine romane, qui semble remonter à la fin des années 1000 mais, qui a été considérablement remaniée aux fils des siècles et des années. L’abside voûtée primitivement en cul-de-four, est couverte d’un berceau brisé. La travée du chœur qui la précède a reçu dans les années 1400, une voûte d’ogives. Deux chapelles constituent les bras de la croix et remontent sans doute à la même époque, lors des remaniements qui furent nécessaires après la guerre de cent ans bien que, l’une d’elle ait été en grande partie reconstruite dans les années 1300. Le portail appartient aussi aux années 1400. Il est précédé d’un porche en appentis, son encadrement est de trois boudins, de différentes moulures en creux. La façade est surmontée d’un clocher percé de cinq baies campanaires. La nef est refaite dans les années 1600, après les guerres de religion. Restaurée en l’état actuel en l’an 1860, elle est couverte d’un simple lambris. Elle possède un chemin de croix moderne dessiné par Courtade. Le dernier prêtre est l’abbé Robert, nommé à Mazières en l’an 1909.

De nos jours

La mairie, la salle des fêtes, l’église, inscrite aux monuments historiques de France depuis le 21 novembre 1984. Une grosse restauration du clocher a été réalisée en 1991, ainsi qu’une remise à neuf complète des couvertures en 2004.

La municipalité a accompli d’importants travaux au moulin à eau de La Garde ainsi, que ses abords, situés sur l’Arratz, ainsi qu’un lotissement non loin de cet endroit.

Voilà comment se distingue le territoire de Saint-Cirice, réuni à la Communauté des Communes des Deux Rives.

Les peupleraies

Le peuplier est de la famille des salicacées. C’est un arbre assez répandu et sa silhouette nous est familière. Il

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